Par quoi remplacer la fécule de pomme de terre facilement

4.8/5 - (52 votes)

par quoi remplacer la fécule de pomme de terre : tout dépend de la recette et de la cuisson. Pour épaissir une sauce ou en pâtisserie, la fécule de maïs (Maïzena) fonctionne 1:1 et se délaye dans de l’eau froide avant d’être ajoutée, elle supporte mieux les mijotages ; le tapioca apporte du moelleux et un joli brillant (en pâtisserie augmentez la dose de 25–50 %), tandis que l’arrow-root est parfaite pour les préparations acides et légères. La farine de riz, sans gluten, est moins puissante mais utile, la farine de blé dépanne en doublant la quantité. Gardez en tête que la fécule de pomme de terre donne un moelleux unique et résiste bien à la friture, mais elle peut devenir molle si la cuisson est trop longue.

Comprendre la fécule de pomme de terre

La fécule de pomme de terre est un ingrédient simple en apparence, mais qui joue un rôle majeur dans la cuisine du quotidien et de la pâtisserie. Extraite des tubercules, cette poudre blanche est essentiellement de l’amidon pur, sans gluten et très fine. Imaginez-la comme un petit filet invisible : quand on la mélange à un liquide puis qu’on chauffe, elle capture les molécules d’eau et forme une texture plus dense, plus onctueuse — un peu comme si vous passiez d’une toile d’araignée légère à une étoffe plus serrée. Beaucoup de grands-mères la connaissent pour épaissir une sauce de dernière minute ou pour rendre une génoise aérienne. Elle est pratique, neutre en goût et souvent utilisée pour alléger des préparations sans recourir aux farines. Si vous êtes en train de cuisiner et que vous vous demandez « par quoi remplacer la fécule de pomme de terre ? », sachez qu’il existe plusieurs alternatives, mais comprendre d’abord comment fonctionne la fécule vous aidera à choisir la meilleure option selon la recette. En résumé, c’est un allié discret mais efficace, capable de transformer une soupe aqueuse en velouté de grand restaurant ou de rendre une pâtisserie étonnamment légère.

Qu’est-ce que c’est et comment elle fonctionne en cuisine

La fécule de pomme de terre, parfois appelée amidon de pomme de terre, est obtenue en broyant des tubercules, en lavant la pulpe puis en laissant l’amidon se déposer et sécher. En cuisine, sa magie tient à deux propriétés : sa capacité d’épaississement et sa faculté à apporter du moelleux sans goût parasite. Lorsqu’on la dilue dans de l’eau froide puis qu’on l’incorpore à une préparation chaude, les granules d’amidon gonflent et forment un réseau qui piège l’eau. C’est ce réseau qui apporte onctuosité et tenue. Concrètement, on l’utilise pour :

  • épaissir les sauces et les soupes sans les alourdir,
  • obtenir des crèmes lisses (crème anglaise, custards),
  • rendre les gâteaux plus aérés — souvent en remplacement d’une partie de la farine,
  • crisper les panures pour des fritures plus dorées.

Une petite anecdote : quand je fais une béchamel express et que j’ai oublié la farine, une cuillère de fécule dissoute dans du lait chaud sauve la situation en quelques minutes. Attention toutefois : elle supporte mal les cuissons très longues à haute température ; au-delà d’un certain temps, la texture peut devenir légèrement collante. Pour éviter les grumeaux, la règle d’or reste la dilution préalable dans un liquide froid et l’ajout progressif à la préparation chaude.

Différence entre fécule et farine de pomme de terre

Fécule et farine de pomme de terre proviennent du même légume, mais leurs usages et caractéristiques diffèrent nettement. La fécule est l’amidon isolé : poudre très blanche, neutre en goût, utilisée comme épaississant ou pour alléger des pâtes. La farine de pomme de terre, elle, est fabriquée à partir de la pomme de terre entière séchée et moulue ; elle contient fibres et protéines et garde une saveur plus marquée. Pour faire simple : la fécule est l’outil technique, la farine est l’ingrédient complet. Voici un tableau synthétique pour mieux visualiser ces contrastes :

CaractéristiqueFécule de pomme de terreFarine de pomme de terre
OrigineAmidon extrait des tuberculesPommes de terre entières séchées et réduites en poudre
AspectPoudre très fine, blancheTexture plus granuleuse, couleur crème
GoûtNeutreLéger goût de pomme de terre
UsageÉpaississant, agent de textureSubstitut partiel de farine, panures, pains sans gluten
Résistance à la cuissonMoins stable sur très longues cuissonsPlus polyvalente en cuisson prolongée

En pratique, remplacer l’un par l’autre n’est pas toujours une bonne idée. Si vous remplacez la fécule par la farine, il faudra souvent augmenter la dose et accepter une texture plus lourde et un goût végétal. À l’inverse, remplacer la farine par de la fécule donnera une mie plus friable et moins structurée. Pour des biscuits légers, la fécule est merveilleuse. Pour une pâte à pain ou des panures, la farine de pomme de terre s’adapte mieux. Petit conseil : pour des tests culinaires, faites un essai sur une petite portion. La cuisine adore l’expérimentation, et chaque farine ou amidon a sa propre personnalité — comme des invités à table, certains restent discrets, d’autres prennent la parole.

Top 10 des garnitures de pizza incontournables pour régaler vos papilles
Top 10 des garnitures de pizza incontournables pour régaler vos papilles

La pizza reste, en 2026, un plat à la fois populaire et émouvant : elle raconte des histoires de villes, de familles et de voyages. Cet article explore les garnitures qui font vibrer les gourmets et qui s’imposent comme incontournables sur la carte des pizzerias et dans les cuisines domestiques.... Lire la suite

191 votes· 45 commentaires·

Par quoi remplacer la fécule de pomme de terre

Vous avez commencé la recette et, panique, le pot de fécule de pomme de terre est vide ? Pas de souci : il existe plusieurs alternatives efficaces. Choisir le bon substitut dépend de ce que vous attendez du plat. Est-ce que vous voulez une sauce brillante ? Un gâteau ultra-moelleux ? Ou une panure croustillante ? Chaque amidon a son caractère. La fécule de maïs (Maïzena) épaissit vite et tient mieux la cuisson longue. Le tapioca apporte du brillant et une texture légèrement élastique. L’arrow-root reste neutre en goût et fonctionne bien avec les sauces acides. La farine de riz ou de blé sont des dépannages possibles, avec des ajustements de quantité. En cuisine, on teste et on ajuste : commencez toujours doucement, diluez dans un liquide froid, puis incorporez. Petite astuce pratique : gardez un sachet d’amidon alternatif dans le placard — il sauve des dîners depuis la nuit des temps.

Critères de choix selon texture, cuisson et contraintes alimentaires

Le choix du substitut se fait selon trois grands axes : la texture attendue, le type de cuisson et les contraintes alimentaires (gluten, allergies, IG…). Pour la texture, certains amidons donnent du moelleux (pomme de terre), d’autres du brillant (tapioca) ou une liaison ferme (maïzena). Pour la cuisson, attention : la fécule de pomme de terre épaissit très vite mais se délite à la longue, alors que la fécule de maïs supporte mieux un mijotage prolongé. L’arrow-root est idéale pour les sauces acides et délicates puisqu’elle reste stable et transparente. Côté restrictions, la plupart des fécules sont sans gluten (maïs, tapioca, arrow-root, riz) ; la farine de blé, elle, contient du gluten et change le comportement. Enfin, le goût : la farine de noix de coco ou de quinoa apportera une note marquée, utile ou gênante selon la recette.

AlternativeEffet sur la textureRésistance à la cuissonUsage recommandéDosage indicatif
Fécule de maïsLiant lisse, finition satinéeBonne pour mijoter (mais pas friture longue)Sauces, veloutés, pâtisserie1:1 (remplacement direct)
TapiocaBrillant, légèrement élastiqueSupporte bien la cuisson courteEntremets, sauces brillantes, pains1:1 pour sauces, +25% en pâtisserie
Arrow-rootClair, léger et digesteTrès bon pour sauces acidesSauces délicates, gelées1:1
Farine de rizTexture plus granuleuse, légèreSupporte la cuisson mais moins d’épaississementPâtisserie sans gluten, panures≈2x la quantité de fécule
Farine de bléÉpaissit mais rend opaqueTrès stableBéchamel, sauces épaisses, fritures≈2x la quantité (attention gluten)

En résumé : pensez usage d’abord, puis ajustez le dosage. Testez sur une petite portion. Et n’oubliez pas : diluer l’amidon dans de l’eau froide évite les grumeaux.

Cas pratiques : sauces, pâtisserie, friture et panures

Passons aux applications concrètes. En sauce, la règle d’or est simple : on délaye l’amidon dans un liquide froid avant d’ajouter au chaud. Pour une sauce brillante et claire (par exemple une sauce aigre-douce), préférez l’arrow-root ou le tapioca. Anecdote : ma grand-mère utilisait toujours un soupçon de tapioca pour donner du brillant à ses sauces de fêtes ; le visuel changeait tout. Si vous mijotez longtemps, optez pour la fécule de maïs ou la farine de blé.

  • Sauces rapides : maïzena 1:1, délayée, cuisson courte.
  • Sauces acides : arrow-root, bonne tenue et transparence.
  • Pâtisserie légère : mélangez fécule + farine pour plus de moelleux (ex : moitié-moitié).
  • Friture et panure : fécule de pomme de terre ou de maïs pour croustillance ; saupoudrez avant l’œuf pour mieux accrocher.

Pour les gâteaux, remplacer la fécule de pomme de terre par de la maïzena fonctionne souvent 1:1 et donne un moelleux similaire. En revanche, pour les préparations où la structure est cruciale (pain, certaines pâtes), compensez en mélangeant plusieurs farines. En panure, un petit conseil : mélanger farine + fécule donne un croustillant plus sec et durable qu’une panure uniquement farineuse. Enfin, si vous craignez l’élasticité, évitez le tapioca à forte dose en pâtisserie : il peut rendre la pâte élastique comme du chewing‑gum.

En pratique, gardez ces trois réflexes : diluer dans du liquide froid, ajouter en fin de cuisson si possible, et ajuster progressivement. Un dernier mot : la cuisine est un laboratoire. Testez, notez, et adaptez. Vos papilles vous diront vite quel substitut vous préférez.

💬

Alternatives courantes et proportions

Quand la recette réclame de la fécule et que le placard sonne creux, on se pose la question fatidique : par quoi remplacer la fécule de pomme de terre sans ruiner le plat ? Ici, on explique simplement les substituts les plus fréquents, leurs forces et leurs limites. Imaginez la scène : vous préparez une sauce onctueuse pour des pâtes, et hop, plus de fécule. Pas de panique. Avec quelques astuces et les bonnes proportions, vous rattrapez la préparation comme un chef. Le but n’est pas la copie conforme, mais l’équilibre — texture, goût et tenue à la cuisson. Vous trouverez aussi des conseils pratiques, des anecdotes de cuisine (la fameuse béchamel de tante Lucie qui « prend » mieux avec une autre fécule) et des règles simples à retenir. À la fin, vous saurez choisir l’alternative la plus adaptée pour chaque usage.

Fécule de maïs (maïzena) : usage, équivalences et limites

La fécule de maïs, souvent vendue sous le nom de Maïzena, est l’un des remplaçants les plus courants. Elle épaissit efficacement et donne une texture lisse et neutre. En pratique, pour les sauces et les crèmes, l’équivalence est simple : 1 part de maïzena = 1 part de fécule de pomme de terre (en poids ou volume selon la recette). Un petit souvenir : ma grand-mère délayait toujours la Maïzena dans de l’eau froide avant de l’ajouter au liquide chaud — astuce qui évite les grumeaux et les après-midi à fouetter.

Points importants à connaître : la maïzena tolère mieux les cuissons longues que la fécule de pomme de terre, mais elle peut perdre un peu de brillance. En pâtisserie, elle allège les gâteaux lorsqu’on remplace une partie de la farine, mais attention au ratio. Voici un tableau utile pour visualiser les usages et limites.

UsageÉquivalenceLimite
Sauces, veloutés1:1 (délayer dans froid)Perd en brillance si surcuite
Pâtisserie (partielle)Remplace partiellement la farine (réduire la farine)Pas idéal pour friture à très haute T°
Crèmes, entremets1:1Peut être moins aérienne qu’une fécule particulière
  • Astuce pratique : toujours délayer dans un liquide froid avant d’ajouter au chaud.
  • Conseil cuisson : pour mijoter longtemps, la maïzena est souvent préférable à la fécule de pomme de terre.

Tapioca et arrow-root : particularités et meilleures utilisations

Le tapioca (amidon de manioc) et l’arrow-root sont deux fécules tropicales qui méritent leur place dans la cuisine. Le tapioca apporte un brillant séduisant et une texture légèrement élastique, idéale pour les puddings, les coulants et certains ragoûts. L’arrow-root, elle, donne des sauces claires, légères et très digestes ; elle fonctionne bien dans les préparations acides (vinaigre, agrumes) où d’autres fécules perdent leur pouvoir épaississant.

En recette, on utilise souvent le tapioca à raison de 1:1 pour épaissir des sauces, mais en pâtisserie il faut parfois augmenter la quantité de 25 à 50 % pour compenser la texture. L’arrow-root s’emploie aussi en ratio 1:1 pour épaissir et elle redonne une belle transparence aux crèmes. Anecdote : le dessert brésilien de ma jeunesse brillait d’un éclat particulier grâce au tapioca — impossible d’obtenir le même rendu avec de la farine de blé.

  • Meilleurs usages pour le tapioca : puddings, sauces brillantes, glaces maison.
  • Meilleurs usages pour l’arrow-root : sauces acidulées, crèmes délicates, nappages.
  • Précaution : évitez la surcuisson prolongée du tapioca qui peut devenir collant.

Conseil : combinez rarement ces fécules seules en grande quantité — mélangées à d’autres farines, elles donnent le meilleur équilibre entre tenue et texture.

Farines (riz, quinoa, noix de coco, blé) : quand et comment les employer

Les farines remplacent parfois une fécule, mais elles ont des comportements distincts. La farine de riz est neutre et sans gluten ; elle épaissit mais moins puissamment qu’un amidon pur. La farine de quinoa apporte des protéines et une petite note amère si on en met trop. La farine de noix de coco est très absorbante : elle demande moins de quantité et plus de liquide et d’œufs. Enfin, la farine de blé contient du gluten et donne de l’élasticité, mais son pouvoir épaississant est moindre que celui d’une fécule.

Règles pratiques :

  • Farine de riz : commencez par 2 cuillères à soupe pour 250 ml de liquide et ajustez. Idéale pour pâtes sans gluten et sauces légères.
  • Farine de quinoa : utiliser avec parcimonie (saveur distincte), souvent en mélange 20–30 % avec d’autres farines.
  • Farine de noix de coco : réduire la quantité de 10–15 % comparée à une fécule, augmenter les liquides et les œufs ; bon pour pâtisseries sans gluten.
  • Farine de blé : doublez la quantité par rapport à une fécule si vous l’utilisez comme épaississant, et attention au gluten.

Pour visualiser rapidement :

FarineUsage conseilléDosage indicatif
RizSauces légères, pâtes, panures~2 c.à.s / 250 ml (ajuster)
QuinoaPâtisserie, pains sans gluten (en mélange)20–30 % du mélange sec
Noix de cocoMuffins, biscuits (ajuster liquides)Réduire de 10–15 % et + liquides
BléFriture, sauces rustiques, pâtisserie~2x la quantité d’une fécule

En somme, choisissez selon la recette : pour une sauce transparente, préférez arrow-root ; pour un pudding brillant, le tapioca ; pour la pâtisserie sans gluten, mélangez farine de riz et fécule ; pour une panure croustillante, la farine de blé ou de riz feront merveille. Adaptez les liquides et testez : la cuisine, c’est aussi expérimenter avec bon sens et curiosité.

Astuces pratiques pour substituer sans perdre la recette

Quand la recette réclame de la fécule et que le placard est vide, pas de panique : on s’adapte. Cette page vous donne des astuces concrètes et faciles à appliquer pour remplacer un amidon par un autre, sans sacrifier la texture ni le goût. On y parle de dosages, de méthodes (slurry, ajout en fin de cuisson), d’erreurs fréquentes et même de solutions zéro-déchet pour faire sa fécule maison.

Imaginez la scène : c’est dimanche, la sauce mijote et vous découvrez que le paquet est vide. Respirez. Un petit calcul, une cuillère d’eau froide et hop, la magie opère. Les conseils suivants mêlent science simple et astuces de cuisine, racontés avec des anecdotes et des exemples pour que vous puissiez agir en confiance. Lire ces lignes, c’est comme embarquer pour un atelier rapide dans votre propre cuisine.

Dosages, méthodes (slurry, ajout en fin de cuisson) et erreurs à éviter

Le dosage est souvent la clé. En termes pratiques, la plupart des fécules s’échangent facilement, mais chaque amidon a une personnalité. Par exemple, la fécule de maïs épaissit vite et tient bien la cuisson lente, alors que la fécule de pomme de terre épaissit très vite mais peut devenir un peu filante à longue cuisson. Pour éviter les catastrophes, la technique du slurry (délayer la fécule dans de l’eau froide) est incontournable. Diluez toujours la poudre dans un liquide froid avant d’incorporer à une préparation chaude.

IngrédientRatio approximatifRemarques
Fécule de maïs (Maïzena)1:1 par rapport à la fécule de pomme de terreStable en cuisson longue. Idéale pour sauces et veloutés.
Fécule de tapioca1:1 pour épaissir, +25–50% en pâtisserieDonne du brillant et un moelleux élastique si surdosée.
Arrow-root1:1Parfaite pour sauces acides. Ne supporte pas une cuisson trop longue.
Farine de blé2x la quantité de féculeContient du gluten. Optez pour un roux si vous la chauffez longtemps.

Liste rapide des erreurs à éviter :

  • Ajouter la fécule directement à chaud : risque de grumeaux. Toujours délayer avant.
  • Sur-doser : la sauce devient trop ferme, voire gommeuse. Allez-y par petites touches.
  • Cuisson prolongée avec certaines fécules : la texture peut retomber. Préférez la maïzena ou la farine pour mijoter longtemps.
  • Oublier de tester la texture après repos : certaines préparations épaississent en refroidissant.

Un petit truc de grand-mère : si une sauce vous paraît liquide, retirez-la du feu, laissez reposer 2 minutes et réajustez. Parfois, le repos finit le travail. Et si vous voulez un gain rapide de brillance, le tapioca ajoute ce petit éclat qui fait toute la différence.

Substitution express et recettes zéro-déchet (faire sa fécule maison)

Besoin d’une alternative immédiate ? Voici des remplacements rapides et des idées zéro-déchet pour ne jamais être pris au dépourvu. En dépannage, la fécule de maïs fonctionne souvent en 1:1. Le tapioca est aussi très pratique pour les sauces et desserts. Si vous êtes dans une démarche zéro-gaspillage, fabriquer sa propre fécule à partir de pommes de terre est tout à fait possible et même satisfaisant : vous récupérez l’amidon comme autrefois.

Anecdote : une fois, chez une tante qui recevait du monde, le sac était fini au dernier moment. Elle a râpé des pommes de terre, pressé la pulpe et récupéré l’amidon en quelques heures. Résultat : une crème dessert ligotée à la perfection et des invités ravis sans course au supermarché.

Recette courte pour faire de la fécule maison :

  1. Râpez 4–6 pommes de terre moyennes.
  2. Mélangez avec de l’eau froide et pressez la pulpe pour libérer l’amidon.
  3. Laissez décanter ; l’amidon se dépose au fond du récipient.
  4. Récupérez la poudre blanchâtre, étalez-la et laissez sécher à l’air ou au four très doux.
  5. Conservez au sec, à l’abri de l’humidité.

Autres substitutions express utiles :

  • Arrow-root : 1:1, excellent pour sauces acides et plats fins.
  • Tapioca : 1:1 pour épaissir, attention à la texture si surdosé.
  • Farine de riz : utiliser légèrement plus, texture un peu granuleuse.
  • Farine de blé : doubler la quantité et cuire suffisamment pour enlever le goût cru.

Enfin, quelques conseils de conservation et d’usage : stockez vos poudres dans un contenant hermétique et sec. Étiquetez la date. Testez toujours sur une petite quantité avant d’appliquer à l’ensemble de la recette. Avec ces astuces, vous sauvez la sauce, le gâteau ou le velouté et vous réduisez le gaspillage — un petit geste qui fait plaisir à la planète et à votre table.

Avantages, inconvénients et précautions

Qualités nutritionnelles et usages alternatifs (ménage, beauté)

La fécule de pomme de terre, souvent appelée amidon de pomme de terre, est avant tout une poudre riche en glucides. C’est principalement de l’amidon : peu de lipides, peu de protéines. Sur le plan énergétique, on compte environ 332 kcal pour 100 g, ce qui en fait un ingrédient calorique mais neutre en goût. Bonne nouvelle pour les régimes sans gluten : elle est naturellement sans gluten, ce qui en fait un allié pour les personnes intolérantes ou cœliaques.

Au-delà de la cuisine, la fécule se transforme en vraie boîte à outils domestique. Chez moi, par exemple, un sachet traînait depuis des mois et m’a sauvé d’un shampoing sec improvisé : quelques pincées saupoudrées à la racine, laissées deux minutes puis brossées, et hop, cheveux rafraîchis. On l’utilise aussi pour :

  • Ménage : absorbant et doux, elle peut matifier les tissus, enlever les graisses légères ou servir de poudre de nettoyage pour objets délicats.
  • Blanchiment du linge : ajouter une petite quantité au rinçage pour redonner de l’éclat aux textiles.
  • Cosmétiques maison : shampoing sec naturel, poudres matifiantes, masques apaisants après un coup de soleil.
  • Autres usages : liant pour panures, agent épaississant pour sauces et desserts.

Si un jour vous vous demandez par quoi remplacer la fécule de pomme de terre dans une recette, sachez que la fécule de maïs, le tapioca ou l’arrow-root sont des alternatives courantes. Chacune a ses qualités, mais la polyvalence de la fécule de pomme de terre reste précieuse : elle donne souvent une texture onctueuse sans goût parasite. Anecdote : en pâtisserie, remplacer la moitié de la farine par de la fécule peut métamorphoser un gâteau classique en nuage léger. Simple et efficace.

Mises en garde : allergies, interactions en cuisson et texture finale

La fécule de pomme de terre est généralement sûre, mais quelques précautions méritent d’être prises. Les allergies spécifiques à la pomme de terre existent, mais elles sont rares. En revanche, pour les personnes sensibles au sucre rapide, notez que l’amidon pur a un indice glycémique élevé et peut provoquer des pics de glycémie si consommé en grande quantité. Si vous êtes diabétique ou suivez un régime particulier, mieux vaut en limiter l’usage.

En cuisine, les interactions thermiques et la texture finale sont cruciales. La fécule de pomme de terre épaissit rapidement et donne un résultat brillant et soyeux. Attention toutefois : une cuisson trop longue ou à haute température peut la faire devenir gluante ou retomber. Contrairement à la fécule de maïs, elle supporte moins bien les mijotages prolongés. Astuce pratique : préparez toujours une slurry (délayée dans de l’eau froide) avant d’incorporer au liquide chaud pour éviter les grumeaux.

RisqueConséquenceConseil pratique
Sur-cuissonTexture collante ou filanteAjouter en fin de cuisson et ne pas faire bouillir longtemps
Utilisation en fritureExcellente croûte, mais attention aux brûluresUtiliser une fine couche et une huile à bonne température
Consommation excessivePic glycémique, inconfort digestifRationner et combiner avec fibres/protéines
Mauvais mélangeGrumeauxDélayer dans de l’eau froide puis incorporer

Pour éviter les déboires, voici quelques recommandations rapides :

  • Diluez toujours dans un liquide froid avant d’ajouter à un mélange chaud.
  • Ajoutez en fin de cuisson pour conserver onctuosité sans détérioration.
  • Testez en petite quantité si vous remplacez une fécule par une autre : les pouvoirs d’épaississement varient.
  • Conservez au sec : l’humidité transforme la poudre en agglomérat difficile à utiliser.

En résumé : la fécule de pomme de terre est polyvalente et pratique, mais elle demande un peu de doigté. Respectez les temps de cuisson et les dosages. Et si vous avez un doute médical (allergie, diabète), consultez un professionnel. Mieux vaut prévenir que corriger une sauce râpeuse à la dernière minute.

Besoin de savoir par quoi remplacer la fécule de pomme de terre ? Maïzena s’adapte souvent en 1:1 et tient mieux les longues cuissons, le tapioca apporte du brillant (avec prudence pour éviter l’effet élastique), l’arrow-root reste idéale pour les préparations acides, la farine de riz ou le mélange de farines sans gluten dépannent en pâtisserie, et la farine de blé fonctionne en doublant la dose. Chaque alternative change légèrement la texture : commencez toujours par de petites quantités, ajustez au goût et n’hésitez pas à combiner fécules et farines pour obtenir le rendu exact que vous voulez.

Marine Borel
Marine Borel

Je vis a Lyon et j'ai passe 9 ans entre cuisine de bistrot et presse food locale. Je couvre les produits de saison, les tables qui comptent et l'actualite gastronomique avec un regard tres terrain. J'aime les infos nettes et les assiettes bien faites.

Articles: 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *